Portrait du créateur
Pourquoi j’ai créé
Frozen Cherry
Hockey
Grandir au Canada dans les années 1980, c’était presque inévitable que je finisse par tomber amoureux du hockey. Je me souviens des journées passées à la patinoire du coin, dans l’air vif de l’hiver, et des soirées où nous nous retrouvions en famille devant la télévision pour regarder les grands joueurs de l’époque. Mon père jouait au hockey au secondaire, et mon oncle aussi. Le hockey était, sans aucun doute, le sport que nous attendions avec impatience chaque automne.
Au début des années 1990, les jeux vidéo gagnaient en popularité, et l’art émergent du récit interactif a captivé mon imagination. En 1994, j’ai reçu mon premier ordinateur en cadeau de Noël de mes parents. Quelques mois plus tard, un ami de l’école m’a fait découvrir la programmation en QBASIC.
Internet est arrivé dans ma ville en 1995. Avec une copie de Netscape Navigator 1.0, tout un monde d’information était accessible en quelques frappes au clavier. Il n’a pas fallu longtemps avant que j’apprenne HTML et crée ma première page Web. À la même période, j’apprenais aussi le C, puis JavaScript en 1997. Je passais aussi beaucoup de temps à dessiner avec JASC Paint Shop Pro et à modéliser en 3D dans Caligari TrueSpace, développant les compétences que j’allais utiliser tout au long de ma carrière.
En août 1999, je cherchais un jeu en ligne de gestion d’équipe de hockey, avec des équipes fictives, des joueurs fictifs, une progression d’une saison à l’autre, et un simulateur chargé de gérer automatiquement l’univers du jeu. Un univers fictif était important, parce que les jeux basés sur des équipes et des joueurs réels donnent un avantage injuste aux personnes qui suivent ces ligues. La progression d’une saison à l’autre comptait, parce que les choix faits pour bâtir l’équipe doivent faire sentir leurs effets au fil des hauts et des bas propres au sport. Un simulateur hébergé sur un serveur était important, parce que lorsqu’un maître de jeu doit mettre le site Web à jour manuellement à partir des résultats d’un simulateur hors ligne, tenir le tout à jour devient vite lourd, ce qui limite naturellement la taille de l’univers, généralement à une seule ligue.
Je n’ai pas trouvé ce que je cherchais, alors j’ai décidé de le créer.
J’ai commencé par écrire le code du simulateur. Au départ, le jeu comptait 16 équipes et il est rapidement passé à 36 équipes réparties dans trois ligues. Une petite communauté s’est formée dans notre petit coin d’Internet. Sur le forum officiel, nous incarnions des directeurs généraux et tissions des récits créatifs que nous aimions tous. Je me souviens d’avoir appris à connaître quelques gars, en discutant de hockey, d’ordinateurs, de musique, d’école et de la vie. Je n’oublierai jamais ces moments-là.
Et puis je suis allé à l’université. Je ne pouvais travailler sur le jeu de hockey que dans mes temps libres. Dans les années suivantes, le travail et la vie ont suivi leur cours. J’ai continué à perfectionner mes compétences en design et en programmation, et avec le temps, je me suis retrouvé au volant d’un camion semi-remorque, à transporter des chargements à travers la magnifique campagne américaine.
Quand on conduit pour gagner sa vie, on a beaucoup de temps pour réfléchir. Naturellement, j’ai beaucoup pensé à Frozen Cherry Hockey. J’ai écrit plus de 200 pages de notes, détaillant tout, de la hiérarchie de l’information et de l’expérience utilisateur aux systèmes de jeu, à l’architecture, au nouveau simulateur et à la philosophie de ce qu’est Frozen Cherry, et de ce qu’il n’est pas. Cela a mené au Frozen Cherry Hockey que vous voyez aujourd’hui.
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